Paris, le 21 mai 2010,

 

Chère Madame, Cher Monsieur, Cher Collègue,

 

L’accès à la transplantation rénale en France est difficile : les délais d’attente augmentent régulièrement.

 

Une étude récente de la CNAMTS nous rappelle notre retard, au regard de certains pays européens : en France seulement 45% des patients ayant présenté une insuffisance rénale terminale (IRCT) vivent avec un greffon rénal fonctionnel, contre 70% en Norvège ou 56% aux Pays Bas.

 

Cette situation est regrettable, au plan humain comme en termes de santé publique.

 

Elle pourrait être améliorée par un recours plus important à la transplantation rénale à partir de donneurs vivants (TDV), qui reste en effet à ce jour peu répandue dans notre pays : 220 TDV en 2009, contre près d’un millier en Angleterre et plus de 400 aux Pays Bas…

 

Compte tenu du rapport très favorable entre le bénéfice pour le receveur et le risque encouru par le donneur, il apparaît aujourd’hui que le recours à cette possibilité thérapeutique doit être encouragé.

 

Son excellent pronostic (c’est la greffe qui donne les meilleurs résultats, quelle que soit la com- patibilité entre donneur et receveur), mais aussi la très belle aventure humaine que constitue la plupart des TDV, doivent finir de nous en convaincre.

 

Pour que la TDV se développe, l’information très précoce des patients et de leur entourage est indispensable.

 

C’est seulement dans ces conditions qu’une discussion peut s’établir de manière sereine : il ne s’agit pas d’une demande, mais simplement d’une information, sur une possibilité qui n’est pas encore d’actualité… Le temps de la réflexion est laissé au futur receveur comme au donneur potentiel, qui peuvent établir un dialogue et murir leur décision.

 

Une greffe préemptive (avant la dialyse) peut même être envisagée, ce qui constitue une chance supplémentaire, puisque plusieurs études montrent que la survie du patient est améliorée par cette stratégie.

 

Cette information doit être délivrée au même titre que celle concernant les autres traitements de l’IRCT, les différentes techniques de dialyse et la transplantation à partir d’un donneur décédé. Elle doit être réalisée autant que possible avant le recours à une méthode de suppléance, dès le stade 4 de l’IRC.

 

Il nous semble que cette information, qui se doit d’être complète et objective, relève de la responsabilité de tous les néphrologues. Un outil tel que la brochure que nous avons réalisée et que vous trouverez ci-joint peut efficacement compléter l’information délivrée et devenir le support de sa transmission auprès de l’entourage.

 

C’est pourquoi nous proposons aux responsables des services de néphrologie et des structures de dialyse d’en commander des exemplaires, qu’ils recevront gracieusement, et de les diffuser auprès de leurs confrères et de leurs patients (en ligne sur www.renaloo.com/tdv ou par fax, au 01 64 06 96 99, bon de commande ci-joint).

 

Cette brochure sera également mise à disposition dans les services de transplantation rénale, par l’intermédiaire de notre partenaire Novartis.

 

Comptant sur votre engagement, nous vous prions de croire, Chère Madame, Cher Monsieur, Cher Collègue, à l’assurance de notre très cordial souvenir.

 

Pr Patrice Deteix, Société de Néphrologie

Pr Thierry Hannedouche, Société Francophone de Dialyse

Pr Georges Mourad, Société Francophone de Transplantation

Pr Patrick Niaudet, Société de Néphrologie Pédiatrique

Yvanie Caillé, Renaloo

 

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