SN

Enquête sur la pratique de la biopsie rénale

 

Biopsie rénale : enquête nationale

 

par le Groupe de travail "Biopsie rénale"

 

 

Cher(e)s Ami(e)s, Cher(e)s Collègues,

 

La biopsie rénale tient une place majeure dans la pratique de la néphrologie. Néanmoins, cet acte essentiel est mal valorisé et les précautions qui doivent entourer sa réalisation sont encore sujet de débat. Pour ces raisons, le bureau de la Société de Néphrologie a mandaté un groupe de travail dont la mission est d’élaborer un document qui permette

 

- d’améliorer la valorisation médico-économique de l’acte

- de parvenir à un consensus sur les aspects médico-techniques.

 

Dans ce cadre, nous souhaiterions connaître, grâce à vos réponses à un questionnaire, l’état de la pratique en France. Cela nous paraît d’autant plus important que des pratiques reconnues comme étant consensuelles peuvent être considérées comme opposables, lorsqu’il n’existe pas de niveau de preuve supérieur.

 

Vous trouverez, en cliquant sur ces liens :

 

le questionnaire (word),

le questionnaire (PDF),

une lettre détaillant les motivations de cette étude et

un document d’information sur le questionnaire.

 

Répondre à ce questionnaire ne vous prendra que quelques minutes et nous vous remercions par avance pour le temps que vous y consacrerez. La participation de chacun est essentielle, car la valeur des résultats obtenus sera étroitement liée à l'exhaustivité des réponses.

 

Guillaume Bollée

CCA

Service de Néphrologie

Hôpital Necker

Pascal Houillier

Président de la commission scientifique

de la

Société de Néphrologie

 

 

 

 

ENQUETE SUR LA PRATIQUE DE LA BIOPSIE RENALE CHEZ L’ADULTE

POURQUOI UNE TELLE ETUDE ?

 

Il ne fait de doute pour aucun néphrologue que la biopsie rénale constitue un outil diagnostic dont il ne peut se passer. La biopsie de rein natif est souvent indispensable pour le diagnostic précis d’une néphropathie, en particulier glomérulaire, ou pour évaluer l’atteinte rénale afin d’adapter la thérapeutique. La biopsie rénale est également largement utilisée en transplantation rénale, notamment pour le diagnostic de rejet ou pour guider les traitements immunosuppresseurs.

 

Ainsi, la biopsie rénale est couramment pratiquée dans les services de néphrologie, dont l’activité peut être dédiée à prise en charge des maladies rénales, à la transplantation rénale, ou mixte.

 

Il est certain que les pratiques sont extrèmement variables d’un service à l’autre, que cela soit en ce qui concerne l’organisation générale, la réalisation du geste et les acteurs impliqués, les examens réalisés, notamment pour l’évaluation du risque hémorragique, ou le matériel utilisé.

 

Les pratiques en vigueur dans un service donné sont inévitablement le fruit des habitudes « ancrées » dans le service, de l’expérience des cliniciens et de leur connaissance de la littérature médicale.

 

Plusieurs études ont supporté la possibilité de réaliser la biopsie rénale avec une surveillance de quelques heures (sans hospitalisation) (1, 2), pratique cependant sans doute peu développée et peut être contestable au vu des données concernant les risques de complications au cours des vingt quatre premières heures après la biopsie (3).

 

L’impact de la technique de repérage échographique et l’opérateur (néphrologue ou radiologue) mis en œuvre ont été également analysés, avec des résultats discordants (4, 5). La technique de biopsie a évolué au fil du temps, avec notamment les progrès de l’échoguidage et le développement des systèmes automatiques (« technique au pistolet ») (6), qui se sont probablement largement répandus.

 

L’évaluation et la prise en charge optimales du risque hémorragique sont extrèmement controversées. Le temps de saignement (TS), notamment, est souvent pratiqué avant la biopsie, malgré le manque de corrélation avéré entre le TS et les complications hémorragiques (7-9). Certains recommandent l’administration systématique de dDAVP ou d’œstrogènes en cas d’insuffisance rénale sévère, sans réaliser de TS (10). Cependant, les troubles de l’hémostase chez l’insuffisant rénal ont une origine multifactorielle, et la place des différents traitements susceptibles de les corriger (11) reste à établir dans le contexte particulier de la biopsie rénale. La biopsie rénale transjugulaire est une alternative intéressante chez les patients jugés à haut risque hémorragique (12), mais ses indications n’ont pas été précisément établies.

 

Ainsi, les enseignements fournis par la littérature médicale sur les différents aspects de la pratique de la biopsie rénale sont assez nombreux, mais parfois contradictoires, d’interprétation difficile, et n’apportent souvent pas de réponse définitive à un certain nombre de problèmes pratiques.

 

Il nous parait intéressant de procéder par cette étude, coordonnée par la Société de Néphrologie, à un recensement des procédures en vigueur pour la biopsie rénale, comme cela a déjà été fait pour la biopsie hépatique il y a quelques années (13). Cette enquête s'inscrit dans le cadre d'une réflexion menée par un groupe de travail mis en place à l’initiative du bureau de la Société de Néphrologie qui en a confié la coordination au président de la Commission « Recherche ». Un des objectifs de cette enquête est de recenser les pratiques mises en œuvre pour la biopsie rénale dans les différents services de néphrologie et/ou de transplantation rénale. Les résultats obtenus constitueront un matériel précieux, utile au groupe dans sa réflexion visant à émettre des recommandations pour améliorer les pratiques.

 

 

 

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